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Pour André-François RUAUD, l'auteur, la meilleure traduction du terme anglais "fantasy" est "le merveilleux". Si le genre littéraire puise ses racines lointaines dans les légendes celtiques adaptées à la langue écrite durant le Moyen âge, ce n'est que dans les années 1970, grâce en particulier au succès du Seigneur des anneaux (qui précède celui de Harry Potter), que ce genre littéraire est nettement identifié par sa part de magie au service de mythes.
Certains sous-genres sont approchés comme le strampunk. Il emprunte tant au fantastique qu'à la science-fiction ou au policier, et se réfère souvent à la foi dans le progrès présente au XIXe siècle (qui sert souvent de fonds historique).
L'ouvrage présente chronologiquement les œuvres phares qui ponctuent l'histoire du genre "merveilleux", de l'époque médiévale à nos jours, en prenant soin de s'arrêter assez longuement sur environ quatre-vingt-dix auteurs ou œuvres (comprennant de deux à huit pages à chaque fois). Sont ainsi mis en évidence les apports de Shakespeare vis-à-vis de certains prototypes de personnages (petit monstre geignard, grand mage, fantôme, sorcière, bouffon …), d'Andersen qui sait apporter une touche humoristique omises par certaines traductions, de Lewis Carroll et d'autres…
L'ouvrage incite à découvrir auteurs et récits étrangers, tardivement, partiellement ou jamais traduits en français comme Le conte des contes du Napolitain Giambattiste Basile, auteur du début du XVIIe siècle, Stoçkon de Philadelphie qui est un des premiers à gommer toute volonté didactique dans ses contes, les Histoires qui sont maintenant du passé tirées, comme le Pèlerinage vers l'Ouest (également connu sous le nom du Roi des singes), de la culture bouddhiste d'Extrême-Orient.
Ce panorama propose également de nouveau un autre angle d'attaque pour relire Les mille et une nuits et Le vent des saules écrit par Kenneth Grahame pour calmer son fils handicapé.
La BD n'est pas oublié avec des héros comme Conan le barbare, Tarzan, Tom Pouce ou Cerebus héros dont la mesquinerie conclut malheureusement des aventures toujours fantastiques. Une place est faite à Esther Pochon qui, dans la série Vrénalik, mélange mythologie amérindienne et tibétaine.
Le film d'animation a sa place avec Disney, le studio japonais Ghilbi et Maria Iyagi dessin animé japonais. L'intérêt de ce recueil d'articles avantageusement illustrés est qu'il rend accessible, au public francophone, nombre de textes parus dans les pays anglo-saxons. Cet ouvrage restera longtemps une référence unique.
Age: Pour adultes

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