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Les éditions du Rouergue fêtent leur 10 ans de jeunesse
cette année. A ces débuts, Claire Franek a collaboré
avec Olivier Douzou, qui dirigea la collection pendant 8 ans. Rencontrée
au Salon du livre de Fougères, elle nous parle de son parcours,
de la naissance de ses albums, en particulier de 3500eme mercredis.
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3500eme mercredis aborde un thème qui n'est pas
forcément facile à mettre en mots et en images
Je voulais aborder la différence d'âge, montrer que les
vieux sont proches des enfants. J'avais aussi la chanson de Jacques
Brel "Les vieux" en tête... Dès que j'ai eu
l'idée du thème, j'ai commencé à travailler
sur le projet avec la pâte à bois. Pour le texte, je
ne voulais pas tomber dans quelque chose de lourd ou d'infantile.
C'est à ce moment là, que j'ai découvert un livre
d'Annie Agopian. Il ne traitait pas du tout du même sujet mais
elle avait trouvé le ton juste. Cela la intéressé
de collaborer au projet. Elle a écrit et j'ai conçu
les images. La réalisation est devenu un vrai travail commun.
"Dès
que j'ai eu l'idée du thème,
j'ai
commencé à travailler sur le projet avec la pâte
à bois. "
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D'où vous est venue l'idée
d'utiliser de la pâte à bois ?
Avant de réaliser des livres, je travaillais dans le théâtre.
Je fabriquais des marionnettes. J'ai passé mes études
à Prague à l'Ecole de marionnettes puis j'ai coopéré
avec plusieurs compagnies.
Vous
êtes passée du volume à des représentations
à plat. Ce n'est pas un trop grand changement ?
C'était mon envie. De toutes façons, il s'agit plus
d'une question d'univers que de dimensions. Parce que quand je réalisais
des décors, j'ai énormément dessiné. Le
développement des capacités graphiques occupaient une
grande place dans la formation que j'ai suivie.
Est-ce que l'objectif de ce procédé était
de donner du volume ?
C'est surtout l'effet fripé qui m'intéressait. Plusieurs
mondes co-existent dans ce livre. Les enfants sont ronds et lisses,
en devenant adulte et en vieillissant, ils se courbent et se plissent.
Sur les pages où jeunes et vieux se côtoient, le contraste
entre les deux univers est visuellement repérable.
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"C'est
surtout l'effet fripé qui m'intéressait."
Un moment, vous représentez
les personnages en train de lire
Avez-vous pensé à
des livres précis de votre enfance ?
Non, j'ai choisi de représenter des livres en fonction de passions
possibles. Par exemple, un intérêt pour l'histoire à
travers le documentaire, un autre pour les histoires d'amour
J'ai essayé de cerner des sujets qui rapprochaient les deux
générations. En étant plus vieux, on peut prendre
le temps de relire, et trouver du plaisir en parcourant un livre qu'on
a lu enfant.
Quel est votre premier livre
?
Pour
mon premier album Qui est au bout du fil? Olivier Douzou, alors
directeur du secteur jeunesse, m'avait incitée à travailler
sur les marionnettes puisque je connaissais bien cet univers. J'ai
illustré quatre livres aux éditions du Rouergue dont
un roman de Frank Secka intitulé La Ferme hallucinante
(Rouergue, février 2003). Le drame est sorti en
2000, c'est sans doute le plus connu. Un album va sortir prochainement.
Par
ailleurs, j'ai rencontré Casterman à la même époque
que les éditions du Rouergue. C'était les deux maisons
avec lesquelles je souhaitais travailler. La nuit, réalisé
avec Ghislaine Beaudout est devenu le premier de la collection Courant
d'air.
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