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© D.R.
Questions impromptues à Jean-Claude Carrière entre
deux signatures dans le cadre du Salon du livre de Paris :
(entretien paru sur le site de
lire.fr le 19 mars 2001)
Suite
à la parution du Cercle des menteurs, vous aviez
confié lors d'une conférence sur le conte, que vous
vous étiez décidé à publier ce livre
parce qu'il y avait longtemps que plus personne ne vous avait
raconté une histoire. Et bien sûr, lors de la mise
sous presse, de passage à Bruxelles, quelqu'un vous a confié
un récit qui aurait pu être joint au corpus. Avez-vous
découvert d'autres récits depuis ?
J.-C.C
: Je n'arrête pas d'en récolter. Au fil des rencontres
et de mes voyages, je n'ai de cesse d'investiguer. J'en ai plus
ou moins recueilli quarante qui feront peut-être un jour
l'objet d'un deuxième volume… C'est à voir.
Vous qui
êtes un écrivain, metteur en scène... avez-vous
des projets avec Internet ?
J.-C.C
: Concernant les contes, justement, je dirige une collection de
contes chez l'éditeur 00h00… Sinon je me suis fait volé
mon ordinateur la semaine dernière et depuis … je suis
tranquille ! Je ne compte pas en racheter un tout de suite.
Vous n'avez
pas besoin d'ordinateur pour écrire ? Vous n'écrivez
pas directement au clavier ?
J.-C.C
: Jamais. J'ai besoin de brouillons, de ratures, d'échappées
…
Vous avez
sans doute vu, à ce propos, l'exposition "Brouillons
d'écrivains" à la BnF ?
J.-C.C
: Bien sûr. D'ailleurs, j'interrogeais le directeur de l'exposition
à propos du taux d'erreur dans la numérisation des
livres par saisie automatique. Et il était très
déçu du résultat, croyant réduire
la marge d'erreur grâce à l'utilisation des machines
mais il n'en est rien. Le pourcentage d'erreur est le même
que celui des moines copistes du Moyen Age… D'un point de vue
humaniste, on peut se demander si nous n'en sommes pas réduits
inéluctablement à générer des coquilles
!
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