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La
féminité
en
littérature de jeunesse
Les tarzannes
A l'assortiment qui vient d'être exposé,
nous devons ajouter un troisième type de fillette, la "Tarzanne",
apparu à l'époque où la femme revendiquait l'égalité des sexes.
A travers la "Tarzanne", qui camoufle sa féminité sous des pantalons
et des cheveux courts, transparaît l'idéologie féministe. Outre
son physique aux allures de garçon, elle agit en regard du modèle
masculin.
Figure de proue de cet échelon, Fifi Brindacier
(Astrid Lindgren) est une véritable aventurière, une "super~girl". Mauvaise
ménagère mais bonne cuisinière pour l'unique raison qu'elle est gourmande, peu
soucieuse de son aspect physique, imaginative, ingénieuse, courageuse, cabotine,
fabulatrice, Fifi se bat avec les garçons, tire à la carabine, possède des talents
d'acrobate et une ironie mordante. Elle se moque royalement de l'éducation.
Jo, une des quatre filles du docteur March, Claude,
du Club des cinq, refusent les schémas établis par la société parce qu'ils
constituent une entrave à leur développement. Le problème de ce prototype est
qu'il définit la fillette en référence avec son homologue masculin. Elle devient
un garçon manqué et renie tout aspect qui la rattache à sa nature. C'est la
prise au piège dans les effets de l'inversion. Pour ne pas présenter un personnage
passif, le modèle qui est copié est celui du sexe masculin. On est passé d'un
extrême à l'autre.
Les petites filles terribles ou les soeurs de Pauline
Les petites filles sages
Les petites filles modernes
Les tarzannes
Les petites filles terribles : Pauline,
Malika,
Marceline,
Léa
L'audace d'une féminité redessinée
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