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La féminité
en littérature de jeunesse

Cet article repris ici dans son intégralité a été rédigé et présenté lors du colloque Autour de Crasse Tignasse à Bruxelles. Il fait partie du livret des Actes du colloque coédités, par le Théâtre du Tilleul, A.LI.SE et le Théâtre de la Montagne magique.

Les petites filles désobéissantes ou les sœurs de Pauline

A l'époque de la création du Crasse-Tignasse (Dr Hoffman, Ecole des loisirs) vers le milieu du XIXe siècle, peu de personnages féminins sont présents dans les livres destinés aux enfants. Les quelques fillettes sont pour la plupart effacées et passives. Elles se contentent d'être jolies et de jouer à la poupée. Un des premiers auteurs transgressant la traditionnelle règle de représentation de la fillette est le Docteur Hoffmann. En 1850, il crée La très triste histoire de Pauline. Seule héroïne du recueil, elle va à l'encontre des idées reçues. Derrière ses vêtements classiques, elle est dotée d'un tempérament audacieux qui étonne.

Ce récit annonce l'avènement d'un nouveau type de gamines : celles qui désobéissent. Pauline est l'une des premières rebelles et il faudra un certain temps avant que d'autres ne la rejoignent. Avant de passer en revue le portrait de quelques soeurs de Pauline, nous allons dresser un rapide panorama des différents archétypes de fillettes présents en littérature de jeunesse :

Les petites filles terribles ou les soeurs de Pauline
Les petites filles sages
Les petites filles modernes
Les tarzannes
Les petites filles terribles : Pauline, Malika, Marceline, Léa
L'audace d'une féminité redessinée

 

 



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