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La
féminité
en
littérature de jeunesse
Les petites filles sages
Avant que l'irruption d'une petite fille "pas comme
les autres" soit au goût du jour, les résistances doivent s'effacer. Par conséquent,
l'exemple de la petite fille sage va s'imposer longtemps, depuis les premiers
contes jusqu'à aujourd'hui. Les héroïnes des contes comme Cendrillon,
Blanche-Neige ou La Belle-au-bois-dormant, sont
douces et soumises à leur condition . Elles subissent leur marâtre jalouse,
s'adonnent aux tâches domestiques en attendant la délivrance par le prince charmant.
L'héroïsme proprement dit reste l'apanage exclusif des personnages masculins.
Dans la lignée des premiers récits,
d'autres textes vont mettre en scène des fillettes aussi discrètes
que jolies, s'alignant sur le canevas des protagonistes sans histoire.
Figurantes, plus que réelles actrices du récit, elles ne laissent
derrière elles qu'un faible souvenir angélique. Certaines d'entre
elles, filles des jardins de fleurs dessinées par Kate Greenaway
et d'autres plus virginales encore, conçues par Henriette Willebeek
Le Mair, évoquent une atmosphère globale empreinte de naturel et
de paix plutôt qu'un personnage particulier dont le prénom nous
échappe.
Aujourd'hui, dans la classe "petites filles tranquilles",
on peut citer Martine (Marcel Marlier). Sage et polie, "disponible
mais retenue" comme une petite fille doit l'être >2>, elle pourrait être la
figure emblématique contemporaine de la catégorie des héroïnes du foyer. A la
fois future mère, ménagère, cuisinière, elle s'occupe de son petit frère (Martine
petite maman), fait les courses (Martine fait les courses)... La
sécurité d'un bonheur parfait et immuable se perpétue à chaque page.
Les petites filles terribles ou les soeurs de Pauline
Les petites filles sages
Les petites filles modernes
Les tarzannes
Les petites filles terribles : Pauline,
Malika,
Marceline,
Léa
L'audace d'une féminité redessinée
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