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La
féminité
en
littérature de jeunesse
Les petites filles terribles : Léa
Avec Léa, cinq ans, nous entrons dans un univers
de revendications menées à terme avec brio. L'espiègle mène une véritable politique
de libération contre l'autorité. Elle ne renonce à rien et c'est son entourage
qui finit par se retrancher. Tony Ross, sur un ton ironique et à l'aide de dessins
pointus, met en scène une véritable conquérante : "Je veux un chat" nous annonce
le panneau de revendication qu'elle brandit sur la page de couver-ture. Dès
lors, elle part en campagne pour tenter d'acquérir l'animal et décide de s'habiller
et de se comporter en chat : elle mange du poisson sous la table comme les chats,
miaule comme un chat et refuse d'ôter son habit dont émane bientôt une odeur
insupportable... L'autorité parentale tente de résister vaille que vaille à
cet assaut mais Léa est la plus tenace, le pouvoir finit par céder.
L'héroïne se met dans des situations qui favorisent
la fantaisie et entravent les normes. Un obstacle interdit l'accomplissement
d'un désir. La môme y remédie par des inventions saugrenues : remise
en question des limites de l'autorité, des frontières de la morale
? Ici encore, comme pour Pauline et ses semblables, le rire a la
parole et emporte la victoire. En outre, plus qu'un chat ; Léa a
découvert qu'elle pouvait utiliser cet expédient à d'autres fins.
Le rire brise la conformité, les bêtises se rendent utiles : un
pied de nez est fait à la raison des grandes personnes.
Les petites filles terribles ou les soeurs de Pauline
Les petites filles sages
Les petites filles modernes
Les tarzannes
Les petites filles terribles : Pauline,
Malika,
Marceline,
Léa
L'audace d'une féminité redessinée
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